nouvelles possibilités de détachement de personnel et prise en charge volontariste des bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité
Extrait de la conférence de Presse du 16 janvier de Dominique de Villepin
Donner plus de choix à ceux qui veulent accroître leur activité
Au-delà des seniors, le Gouvernement veut aussi donner plus de choix à ceux qui veulent accroître leur activité. Depuis plusieurs mois, j’ai rencontré beaucoup de personnes, notamment des femmes, qui se plaignent d’être obligés de travailler à temps partiel alors qu’elles voudraient un temps plein.
Souvent elles n’ont pas la possibilité d’augmenter leurs revenus, parce qu’elles habitent dans une petite agglomération où il y a peu d’activité, ou parce que leur employeur ne veut pas ou ne peut pas leur proposer davantage d’heures de travail.
Pour répondre à leur attente, j’ai décidé que les salariés pourraient, s’ils le souhaitent, avoir accès à l’intérim quel que soit leur contrat, à temps partiel ou à temps plein : ils pourront ainsi accroître leurs revenus, enrichir leurs expériences et renforcer leur pouvoir d’achat tout en respectant les plafonds globaux de temps de travail fixés par la loi. C’est aussi un moyen d’augmenter les opportunités d’emploi futur, notamment en cas de réorientation professionnelle souhaitée.
Je veux également ouvrir de nouvelles possibilités de détachement de personnel :
Certains salariés manquent en effet de perspectives d’évolution de carrière dans leur entreprise. Pour trouver de nouvelles opportunités, ils n’ont qu’un choix : démissionner. C’est évidemment un choix risqué, auquel personne ne peut se résoudre facilement. Dans les bassins d’emploi menacés par les délocalisations, c’est particulièrement vrai.
Je souhaite donc qu’un salarié qui travaille dans une entreprise puisse désormais s’engager, avec l’accord de son employeur, dans une autre entreprise sans changer son contrat de travail initial. Cette mise à disposition se fera toujours sur la base du volontariat du salarié, avec des garanties de salaire et de droits sociaux, et dans le respect des règles de concurrence. Elle permettra au salarié d’avoir accès sans risque à un emploi différent, qui lui ouvrira de nouvelles compétences.
La prise en charge volontariste des bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité.
470.000 personnes sont aujourd’hui à l’ASS. Ces personnes ne font l’objet d’aucun suivi personnalisé : seuls ceux qui sont inscrits au chômage - la moitié d’entre eux - ont droit à des entretiens réguliers.
Je souhaite que nous puissions désormais nous occuper de chacun d’entre eux : dans le prolongement de ce qui a été fait par l’ANPE, je demande à J.-L. Borloo de prévoir une orientation spécifique pour chacun des bénéficiaires de l’ASS à la fois sur le plan social et professionnel.
Avec ces décisions, nous faisons entrer le marché du travail français dans la modernité. Nous donnons à chacun, en particulier aux jeunes, les moyens d’avoir accès plus facilement à l’emploi et au libre choix de son travail.